L’illettrisme, parlons-en !

Les réponses de l’Expo?quiz

De quoi parle-t-on?

  1. De quoi s’agit-il ?
    Réponse b. De la capacité à identifier les mots, comprendre un texte, écrire, compter et calculer.
    Les compétences de base, ce sont les choses dont on a besoin tous les jours : lire et comprendre un message, écrire, compter ou faire un calcul simple. Elles permettent d’être plus autonome dans la vie quotidienne.
  2. Quand dit-on qu’une personne est en situation d’illettrisme ?
    Réponse c. Elle a été scolarisée en français mais n’est pas autonome au quotidien avec la lecture et l’écriture.
    Une personne en situation d’illettrisme a suivi son parcours scolaire dans la langue française. Mais cela n’empêche pas qu’elle puisse encore avoir des difficultés importantes avec la lecture et l’écriture dans sa vie quotidienne. Si ses difficultés n’ont pas été repérées lorsqu’elle était à l’école, si elle ne pratique plus la lecture et/ou l’écriture au quotidien… Cela peut par exemple compliquer la compréhension d’un courrier, d’une consigne ou d’un formulaire.
  3. Quelles tâches peuvent être difficiles ?
    Réponses a, b, c, d, e, f, g, h et i.
    Les difficultés avec les compétences de base peuvent avoir des conséquences très concrètes : comprendre un document, remplir un formulaire, lire une consigne, utiliser certains outils numériques, faire un calcul ou suivre des informations écrites. En revanche, savoir courir un marathon n’a évidemment rien à voir avec ces compétences.

Idées reçues

  1. Les compétences de base peuvent-elles s’oublier ?
    Réponse a. Vrai, si on ne les pratique pas suffisamment.
    Comme beaucoup de compétences, la lecture, l’écriture ou le calcul ont besoin d’être régulièrement utilisés. Quand on ne les pratique plus pendant longtemps, certaines peuvent devenir plus difficiles. Cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas progresser à nouveau : ces compétences peuvent se travailler et se renforcer.
  2. Quelles affirmations sur les personnes concernées par l’illettrime sont exactes ?
    Réponse a. Les difficultés touchent autant les habitants des zones rurales que ceux vivant en ville.
    Les réponses b et c sont fausses.
    Les difficultés avec les compétences de base ne concernent pas uniquement les personnes qui vivent à la campagne ou uniquement celles qui vivent en ville. On peut rencontrer ces situations sur tous les territoires. Les chiffres de l’ANLCI montrent d’ailleurs que les personnes concernées vivent dans des communes de différentes tailles
  3. Quelle proportion des personnes en forte difficulté avec les compétences de base occupe un emploi ?
    Réponse c. Plus d’une personne sur deux.
    Avoir des difficultés avec les compétences de base ne veut pas dire qu’on ne peut pas travailler. Au contraire, plus d’une personne sur deux parmi celles qui rencontrent de fortes difficultés avec ces compétences occupe un emploi.

Conséquences au quotidien

  1. Face à une borne numérique dont on ne comprend pas les mots, que peut-on faire ?
    Réponses a et c :
    • revenir accompagné ;
    • demander de l’aide à la première personne que l’on croise.
    Quand on ne comprend pas le fonctionnement d’une borne ou une démarche numérique, on peut et on doit demander de l’aide. Se faire accompagner ou demander à quelqu’un de nous expliquer, ce n’est pas « tricher » et ne veut pas dire qu’on est incapable. C’est une solution logique et tout à fait acceptable quand quelque chose nous pose problème. L’illectronisme concerne 15% de la population adulte française.
  2. Quelles démarches peuvent être complexes pour un parent en situation d’illettrisme ?
    Réponses a, b, c, e et f :
    • contrôler les devoirs ;
    • suivre les résultats scolaires ;
    • accompagner son enfant dans son orientation ;
    • communiquer avec les enseignants ;
    • recevoir les informations de l’établissement scolaire.
    On peut tout à fait participer aux sorties scolaires de son enfant même en ayant des difficultés avec la lecture et l’écriture. Certes, en fonction des sorties il peut être utile de bien savoir lire (pour se repérer ou respecter les horaires par exemple), mais cela ne doit pas empêcher de vivre ces moments.
    L’École utilise beaucoup l’écrit : devoirs, résultats, messages des enseignants, informations sur l’orientation ou documents à remplir. Pour un parent qui rencontre des difficultés avec la lecture ou l’écriture, certaines de ces démarches peuvent donc être compliquées. Cela ne veut absolument pas dire qu’il ne s’intéresse pas à la scolarité de son enfant. Dans cette situation, il aura tendance à demander de l’aide à son enfant justement.
  3. Quels indices peuvent suggérer une situation d’illettrisme ?
    Réponses a, b, c et d :
    • trouver des excuses pour éviter de lire ou d’écrire ;
    • se faire accompagner systématiquement lors des rendez-vous ;
    • privilégier systématiquement les messages vocaux ;
    • rendre les documents écrits avec un délai.
    Avoir beaucoup d’humour n’est évidemment pas un indice.
    Certaines personnes mettent en place des stratégies pour éviter les situations où elles doivent lire ou écrire : trouver une excuse, demander systématiquement à quelqu’un de les accompagner, préférer les messages vocaux ou prendre beaucoup de temps pour rendre un document. Mais attention : aucun de ces comportements ne permet à lui seul de dire qu’une personne est en situation d’illettrisme. L’important est de ne pas juger et de proposer de l’aide si la personne en a besoin.